Le kendo est l’escrime japonaise : deux pratiquants en armure, un sabre de bambou, et l’héritage direct de l’art du sabre des samouraïs. C’est un art martial complet, qui se pratique à Montivilliers, en Seine-Maritime, dès l’âge de sept ans.

D’où vient le kendo

Le mot dit déjà tout : ken, le sabre, et , la voie. Le kendo est la voie du sabre. Il descend en droite ligne des écoles de sabre japonaises, le kenjutsu, que les guerriers travaillaient au sabre réel. Quand le port du sabre a été aboli au Japon à la fin du XIXe siècle, ces écoles ont conservé leur enseignement en remplaçant la lame par le bambou et en protégeant le corps par une armure. C’est ce qui a permis de frapper vraiment, sans se blesser — et c’est ce qui fait aujourd’hui la singularité du kendo parmi les arts martiaux.

L’escrime japonaise s’est ensuite structurée en discipline sportive, avec ses grades, ses compétitions et ses fédérations. En France, elle est rattachée au Comité National de Kendo et à la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées.

À quoi ressemble un cours

Un cours de kendo commence et se termine assis en silence, par un salut. Entre les deux, on travaille debout, pieds nus, et on fait beaucoup de bruit : le kendo est l’un des rares arts martiaux où l’on crie en frappant. Ce cri, le kiai, fait partie de la frappe au même titre que le geste.

  • Le kihon — les fondamentaux : la posture, le déplacement, la coupe. On y revient toute sa vie, du débutant au septième dan.
  • Les kata — des formes codées, exécutées à deux avec un sabre de bois, qui transmettent la technique ancienne du sabre.
  • Le keiko — la pratique libre, en armure, face à un partenaire. C’est là que tout ce qui a été travaillé se met à l’épreuve.

Le matériel : rien à acheter pour commencer

Le kendo se pratique en keikogi et hakama, la tenue traditionnelle, et en armure. L’armure — le bogu — protège les quatre cibles autorisées :

  • le men, le casque, qui protège la tête et la gorge ;
  • le , la cuirasse, qui protège le torse ;
  • les kote, les gants, qui protègent les poignets ;
  • le tare, le tablier, qui protège les hanches et porte le nom du pratiquant.

L’arme est le shinai, un sabre fait de quatre lattes de bambou liées entre elles. Pour les kata, on utilise le bokken, un sabre de bois.

Un débutant n’achète rien. Le club de Montivilliers prête l’armure, le shinai et le bokken. On commence en tenue de sport, et le professeur guide chacun le jour où l’envie d’un matériel personnel arrive.

Les grades

La progression se compte en kyu puis en dan. Les kyu vont en descendant jusqu’au premier, les dan en montant à partir du premier. Contrairement à d’autres arts martiaux, la ceinture n’existe pas en kendo : rien, dans la tenue, ne signale le grade. Seuls les anciens le savent, et c’est voulu.

Le kendo à Montivilliers

Le club accueille les enfants à partir de sept ans et les adultes sans limite d’âge, au complexe sportif de la Belle-Étoile à Montivilliers, à quelques minutes du Havre. Trois enseignants diplômés encadrent les cours, et les deux premières séances sont gratuites.

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Pour aller plus loin : ce que le kendo apporte, l’iaido, l’art de dégainer, et le kendo pour les enfants.