L’iaido est l’art de dégainer. Là où le kendo oppose deux pratiquants en armure, l’iaido se pratique seul, en silence, face à un adversaire qui n’existe pas. Le club de Montivilliers y consacre le dimanche matin.
Ce qu’est l’iaido
Le mot vient de iai, l’instant, et de dō, la voie. L’iaido travaille le moment précis où le sabre quitte le fourreau — le geste qui, autrefois, décidait de l’issue d’une rencontre avant même qu’elle ne commence.
La pratique consiste en une suite de formes codifiées, les kata. Chacune raconte une situation : une attaque venue de face, de côté, de plusieurs adversaires. On y dégaine, on coupe, on égoutte la lame, on rengaine. Tout est mesuré, jusqu’au regard.
En quoi cela diffère du kendo
- Seul, pas à deux. Il n’y a pas d’adversaire réel, donc pas de contact.
- Sans armure. On pratique en keikogi et hakama, rien de plus.
- Sans bruit. Pas de kiai, pas de frappe : l’iaido est une discipline silencieuse.
- Un vrai sabre. On utilise un iaito, réplique non tranchante d’un sabre japonais, avec son poids et son équilibre.
Les deux disciplines se complètent, et beaucoup pratiquent les deux. Le kendo donne l’engagement et la distance ; l’iaido donne la précision et le calme.
À qui cela convient
L’iaido demande de la patience plus que de la condition physique. Il n’y a ni choc, ni sprint, ni adversaire : c’est une pratique accessible à ceux qui ne se voient pas en armure, et à ceux qui reprennent une activité après une longue pause. Il est exigeant autrement — l’exactitude d’un geste se travaille des années.
Le cours du dimanche
Qui enseigne
Le cours d’iaido est encadré par Reynold Pasquette.
Iaido : le dimanche de 9 h à 11 h, au complexe sportif de la Belle-Étoile. Le cours de kendo enchaîne de 11 h à 12 h pour ceux qui souhaitent les deux.
Cotisation : 24 € par trimestre pour une personne, 20 € par personne à partir de deux. Licence annuelle : 23 €.
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